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dimanche 11 octobre 2009

Mes Tops 10 de Cuba

Le voyage en soi était tellement bien, qu’il est difficile de faire un choix. Je ne sais d’ailleurs pas si j’irais visiter les mêmes endroits si j’allais une autre fois à Cuba. Il y a encore tellement de choses à faire, découvrir des lieux « hors-piste », comme la Sierra Maestra, ou des petites îles comme Cayo Largo.

Ci-dessous mon choix :

[I] La Havane quartier Centro Havanna
C’est ici, près des routes entièrement rénovées pour les touristes, qu’on trouve la vraie vie des Cubains. Les maisons sont plutôt en mauvais état et les rues sont rarement intactes. Mais toutes les vieilles voitures, les vieilles maisons avec leurs arrières cours, les cafés, les enfants dans la rue, la population et les artisans donnent un charme incroyable à ce quartier. Ce quartier ne ment pas, on y trouve la vraie vie cubaine, c’est la véritable Havane.

[II] La route entre Guantanamo et Baracoa
Cette route longe en grande partie la côte sud-est de Cuba pour ensuite traverser la Sierra Maestra. Aucune route n’est aussi contrastée et aussi belle. Près de la côte, on peut voir les vagues d’une mer belle s’écraser contre les rochers et en montagne, la vue splendide sur les collines vertes d’arbres étonne. Il est parfois interdit de photographier près de la côte, car c’est considéré comme terrain militaire, mais nous n’avons pas pu résister !

[III] Vallée de Viñales et Cayo Jutías
Cette vallée est peut-être un peu surchargée de touristes, mais la visite vaut vraiment le coup. A Viñales, il est très facile de trouver un logement sympathique et à partir de cet endroit, il faut tout simplement explorer la région. La vallée est composée de rochers de calcaire couvert d’arbres (les mogotes) qui rendent unique le paysage. A une heure de route se trouve l’île Cayo Jutías. On peut y accéder en voiture grâce à un pont coupant la baie en deux. Une petite plage avec restaurant est ensuite accessible à pied. L’eau est magnifique et une grande partie de la plage couverte de vieux arbres se visite à pied.

[IV] La ville Trinidad
Cette ville est souvent vivement critiquée, car il s’agit d’une ville entièrement refaite pour attirer les touristes. Mais je trouve qu’il faut quand même la voir, car c’est une très belle ville ! En plus, nous avons eu la chance de trouver (grâce au Guide du Routard) une Casa Particular de rêve : une vieille maison de ville décorée dans le style des années 50, avec arrière-cour verte. Notre chambre se trouvait au fond du jardin, c’était simplement magnifique.

[V] Le quartier Vedado de La Havane
C’est ici qu’on logeait les premières 4 nuits et j’aimais bien le quartier pour me balader. La grande partie des villas (en état très variable) était construite pendant les années 50 sous Batista. C’était le nouveau quartier des riches et c’est ici qu’on trouve les grands hôtels et anciens casinos.

[VI] Le marché de Camagüey
C’est un petit marché dans la ville de Camagüey qui vaut le détour. On y trouve des produits alimentaires payables en pesos cubains. Malheureusement, fin 2008 n’était pas la meilleure période de récolte, car trois ouragans ont ravagé le pays en 2008.

[VII] Fortaleza de San Carlos de la Cabaña
Au côté opposé de la vieille ville se trouve l’imposante forteresse de la Cabaña. Elle se visite à pied en cache de très beaux endroits. En plus, la vue sur la vieille ville est vraiment superbe.

[VIII] La ville Santiago-de-Cuba
J’ai un peu tendance à dire que Santiago est le Marseille de Cuba. Les gens vivent encore plus dehors que les Havanais, donc toutes les rues sont très animées. La ville est belle à visiter, sauf que les rabatteurs sont particulièrement agressifs ici. Ils ne vous lâchent pas.

[IX] Plages de Cayo Guillermo / Cayo Coco
Cayo Coco et Cayo Guillermo sont des îles pour touristes. C’est d’un côté un peu dommage, mais de l’autre côté, c’est plus simple de se reposer sans les rabatteurs. Les plages sont magnifiques, surtout la Playa Pilar à Cayo Guillermo est sympathique. Sur Cayo Coco, au nord des hôtels, on trouve aussi de vraies dunes, très joli à voir.

[X] La Havane quartier Havanna Vieja
La vieille Havane est un très beau quartier, entièrement refait… pour les touristes. J’avais un peu l’impression de me trouver au Disney Land Castroien. Surtout pendant la haute saison, l’affluence touristique est insupportable. Quand même… ce quartier se trouve dans mes tops 10, car les bâtisses sont terriblement belles !

Voilà ce que j’ai aimé… n’hésitez pas de partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous !

dimanche 16 août 2009

Cuba – Le circuit

Avant de commencer, j’aimerais bien avertir tout le monde d’une chose : ayez de la patience si vous désirez de conduire à Cuba ! Le GPS est interdit, sauf si vous arrivez réussi d’avoir une autorisation officielle. Il n’y a pas de bonne carte (le Guide du Routard conseillait d’acheter un plan dans une certaine librairie de La Havane, mais ce plan n’est plus édité), et en plus… il n’y a quasiment pas de panneaux. Pour sortir de La Havane c’est relativement facile, mais pour trouver le bon chemin sur les petites routes – ou même sur l’autoroute – c’est un calvaire ! Parfois, je me suis arrêté pour demander le chemin, mais souvent les gens voulaient venir avec nous, car faire du stop… c’est un sport national. Rarement, nous avons emmené des gens, mais pas avec tous nos bagages, et pas les deux frigos poilus non plus. A ce qu’il paraît, ce n’est pas trop dangereux d’emmener des gens, mais je me méfie… parfois on a entendu des histoires un peu glauques.

Heureusement, j’avais trouvé un guide de voyage Allemand (ADAC) qui venait avec une carte plus ou moins potable (le guide est nul). La boussole aide aussi… et elle est autorisée !
Astuce : demandez un cycliste ou un chevalier seul de vous indiquer le chemin (encore mieux s’il va dans le sens opposé), il ne risque pas de vouloir venir avec vous.

L’état des routes et trafic

Il n’y a quasiment pas de trafic à Cuba. Le prix d’essence et des voitures sont hors de porté pour la grande majorité de la population. En revanche, on trouve un bon nombre de voitures à cheval, des cyclistes, piétons, chevaliers, tracteurs, motocycles, tricycles, charrettes etc. Faites donc bien attention, ne conduisez pas trop vite.

Les grandes routes sont souvent en bon état, car personne ne les utilise. En revanche, quelques surprises peuvent rendre aventureux la conduite, par exemple les nids de poule, voir des nids de dinosaure ! D’une manière générale, l’état de la route peut changer de bon à catastrophique en moins de 100 mètres… donc attention. Certaines routes sont limite praticables, surtout le tronçon entre Baracoa et Moa… une vraie torture.

Peut-être je suis paranoïaque, mais j’ai vérifié la pression des pneus toutes les 200km… notre petite voiture atroce (Hundai Atos…) a vraiment pris cher ces 3 semaines.

Une chose à déconseiller : conduire la nuit ! J’ai toujours évité de le faire, seulement une ou deux fois, j’ai dû conduire en début de soirée… c’est vraiment très dangereux. Beaucoup de camions n’ont pas de phares, les trous dans la route ne se voient pas (parfois on ne voit que les trous… mais pas la route) et quand une voiture en face a des phares mal réglés (ce qui est le cas pour ca. 100% des voitures), on ne vois plus les piétons, cyclistes et charrettes à droite !

21 jours – 4000km

Peut-être nous avons exagéré… ou pas… difficile à dire. D’un coté, nous étions (trop) souvent dans la voiture, de l’autre, je ne sais pas ce qu’on aurait fait plus longtemps dans un des endroits ou on était.

Les étapes…

A) La Havane (4 nuits) – pas de voiture, tout se fait à pied et en taxi
Route de La Havana à Viñales (200km – 3h30) : La route du nord reliant La Havana à Viñales est plus joli que l’autoroute, mais difficile à trouver et parfois un peu médiocre… quand-même… je ne regrette pas de l’avoir pris
B) Viñales (4 nuits) – quelques escapades dans les alentours, la voiture est indispensable, sinon… louez un scooter sur place
Route de Viñales à Cienfuegos (450km – 5h00) : L’autoroute est en très bon état, attention seulement près de La Havane, pas de signalisation pour le changement de l’autoroute… ça se fait au pif !
C) Cienfuegos (1 nuit) – voiture éventuellement nécessaire si vous logez en dehors de la ville
Route de Cienfuegos à Trinidad (80km – 1h30) : route médiocre mais facile, difficile à Trinidad même (pavés) et ne laissez pas vous faire arrêter par les gens de la rue… ils essayeront de vous faire croire que la route est bloqué et ensuite ils vous dirigeront vers un autre logement…
D) Trinidad (3 nuits) – voiture nécessaire pour voir les environs (Valle de los Ingenios, plage…), la ville se fait à pied
Route de Trinidad à Camagüey (260km – 4h00) : autoroute, très facile
E) Camagüey (2 nuits) – pas de voiture nécessaire dans cette ville (d’ailleurs un peu difficile avec tous les sens-uniques)
Route de Camagüey via Bayamo à Santiago-de-Cuba (400km – 5h00) : majoritairement autoroute, assez facile, à Santiago c’est un peu plus difficile, car certains plans (comme celui du Routard) ne sont pas 100% bons et il n’y a que des sens-uniques
F) Santiago-de-Cuba (3 nuits) – la voiture est intéressante pour visiter les côtes et pour se rendre à la Sierra Maestra
Route de Santiago-de-Cuba à Baracoa (200km – 3h00) : ne faites pas attention aux panneaux d’interdiction de photographier… c’est peut-être le plus joli endroit de Cuba ! Des falaises magnifiques, avec des vagues splendides et des cactus en bonus ! La partie de la route dans la Sierra Maestra est impressionnant aussi !
G) Baracoa (1 nuit) : voiture nécessaire pour voir les plages
Route de Baracoa à Holguin (250km – 5h00) : ne sous-estimez pas cette route ! Le tronçon de Baracoa à Moa, court de 75km, vous prend facilement 2 heures ! (Je l’ai fait en 1h15, mais la voiture à pris cher). Ne vous arrêtez pas à Moa, c’est le pire endroit de Cuba (usine de Nickel, bien dégeu, avec des fumés en jaune… qui se déposent sur l’intégralité du paysage), le reste est facile
H) Holguin (3 nuits) : voiture indispensable, en ville, il n’y a pas des tonnes à faire, on s’est donc rendu souvent à Guardalavaca, pour profiter des plages
Route de Holguin à Playa Santa-Lucia (300km – 4h00) : parfois délicat, mais ils étaient en train de refaire la route
I) Playa Santa-Lucia (1 nuit… cause de pluie) : rien à faire sans voiture… sauf si vous vous contentez de la plage
Route de Playa Santa-Lucia à Cayo Coco (300km – 2h30… en conduisant comme un barge) : la route du nord est très bonne, donc pas besoin de faire le détour pour prendre l’autoroute
J) Cayo Coco (5 nuits) : pas vraiment besoin de la voiture… sauf pour visiter Cayo Guillermo, mais ça peut aussi se faire en bus
Route de Cayo Coco à La Havana : Aero Carribean… et oui… en avion… pourquoi ? je vous raconterais plus tard !
K) La Havana (1 nuit) : tout à pied

Cuba – Les modalités

Quand partir

J’ai eu la chance d’avoir 4 semaines de congés sans pause, ce qui permet de voir quasiment toute l’île. Je suis parti du 23 novembre au 21 décembre 2008. La période des ouragans est normalement terminée à la mi-novembre, mais on peut toujours avoir des jours de grisaille ou de pluie. Les températures varient beaucoup la nuit (7°C au nord-ouest et 20°C au sud-ouest, mais ça peut très rapidement changer suite à une dépression qui couvre souvent toute l’île), mais en journée on n’a jamais besoin de veste où de pull (sauf peut-être dans la Sierra Maestra, en hauteur). L’avantage de partir à ce moment de l’année, est qu’il n’y a que peu de touristes. La pleine saison ne commence que le week-end avant Noël, les prix sont donc plus doux et le choix des logements est plus vaste.

Avant de partir

Il est indispensable de se procurer de « Carte de Tourisme » avant de partir. C’est une sorte de visa qui est valable pour 30 jours et seulement pour faire du tourisme. Pour obtenir ces visas, j’ai fait appel à un organisme spécialisé, car l’ambassade de Cuba en France demande un chèque de banque, ce qui rend tout le payement plus compliqué. Vous pouvez aussi passer à l’ambassade si vous êtes sur Paris, mais pour moi ce n’était pas envisageable. Je suis passé par la société Home Visas, sur leur site internet on trouve toutes les informations relative à l’obtention des visas : http://www.homevisas.com/pays.php?pays=47
Il est aussi indispensable de réserver un hôtel ou une chambre pour les premières trois nuits, car ce lieu est indiqué sur la carte de tourisme. J’ai réservé l’Hôtel Victoria à La Havane pour 4 nuits pour commencer notre voyage. Prenez une réservation prépayé (voucher), j’ai entendu de certains voyageurs qu’ils se sont trouvés sans hôtel à l’arrivé, car ils n’avaient pas prépayé les chambres.
Si vous désirez une voiture, alors je conseille de la réserver à l’avance. Surtout pendant la haute saison, il peut être difficile d’obtenir une voiture pour plusieurs semaines. Pour réserver une voiture pour quelques jours sur place, il n’y a probablement pas de problème. J’ai encore ici entendu que certains voyageurs se sont retrouvés sans voiture quand ils ont fait une réservation sans avoir payé la location.

Comment voyager

J’ai fait la mauvaise expérience au Mexique d’avoir vue des villes, mais peu de paysages. C’est surtout parce que je voyageais en bus de ligne et non pas en voiture. Cette fois ci, je ne voulais plus faire la même erreur. En plus, le réseau des bus cubain est loin d’être aussi bien équipé que celui du Mexique. Deux compagnies proposent des voyages long distance : Astro et Viazul. Astro est beaucoup plus lent et bas de gamme. Viazul est le choix préféré des voyageurs étrangers. La difficulté est que ces bus sont peu ponctuels, et parfois il est très difficile de trouver une place. En plus, les horaires sont parfois un peu pénalisant (départ la nuit, etc.). Il est aussi possible de voyager en train, mais le réseau n’est pas très dense.
Les vrais aventuriers peuvent essayer de voyager en stop (comme tous les cubains). Mais ce mode de voyage demande plus de temps, quelques connaissances linguistiques et on ne peut pas apporter trop de bagages. Les cubains voyagent souvent sur un camion, avec la cargaison. En temps de pluie, c’est moins agréable, mais je pense qu’on peut faire des belles connaissances en voyagent comme-ça.
J’ai choisi avec ma copine d’opter pour le moyen le plus onéreux de voyager à Cuba : la voiture de location. Les prix de location sont très élevés (ca. 1000€ pour une petite citadine pour 21 jours), et il faut ajouter 15CUC par jour pour l’assurance. Pour le deuxième conducteur il faut ajouter 3CUC par jour. En plus, l’essence est au même prix qu’en France et il faut compter de prendre des parkings surveillés la nuit. C’est donc très cher, mais je n’ai pas regretté notre choix. Au moins nous avons pu voir des coins un peu perdus de l’île, peut être même les meilleures.

mercredi 7 janvier 2009

Cuba - Le carnet de voyage arrivera

Comme vous avez certainement constaté, je n’ai pas mis à jour ce blog pendant mon voyage. Il y a plusieurs raisons pour ceci : il y a très peu d’ordinateurs à Cuba, et l’accès aux internet cafés est relativement cher (ca. 6 à 8 CUC par heure). Puis, je n’ai pas eu envie de me mettre devant un écran ces 4 semaines. J’ai préféré de passer mon temps dans le soleil, qui se fait bien plus rare ici !

Les semaines qui viennent, je vais transcrire une partie de mes notes de voyage ici dans ce blog. Vous allez trouver des informations sur le circuit que j’ai fait, des photos, des astuces et adresses d’ici peu de temps. Vos commentaires sont bien sûr bienvenus, si vous avez des questions ou informations complémentaires, n’hésitez pas !

mardi 18 novembre 2008

Cuba, J -5

C'est pour très bientôt ! Depuis quelques mois, mes jours de congé sont posés et les billets d'avion achetés. Mais comment est-ce que ça a commencé ?
Ça fait des années que je rêve de visiter Cuba, mais je me posais peut-être trop de questions pour me lancer dans cette petite aventure. Cette année, je me suis rendu compte que ce voyage devient urgent, parce-que Cuba change très lentement. Depuis le départ apparent du Leader Maximo, la population cubaine cherche a repousser les limites et gagner de liberté. Ces mouvements - tout-à-fait compréhensibles et justifiables - peuvent induire des changements brusques, éventuellement violents. Un gain pour la liberté et l'autonomie du peuple cubain, un espoir (sans garantie) de sortir de la pauvreté, mais aussi une chance pour le capitalisme occidental d'envahir un autre pays avec ses produits, ça publicité et ça culture standardisé et industrialisé. Et c'est bien là où se trouve ma peur.


Cuba est un gisement culturel autonome. Sa population semble bien plus éduquée que la population américaine, ses créations culturelles sont d'une richesse incomparable - mais je crains que les cubains se fassent écraser par le rouleau compresseur hollywoodien avant de pouvoir profiter de leur nouvelle liberté.
Né et grandi en Europe, je ne connais que très peu des modèles politiques autres que le capitalisme occidental. Mon seul contact avec un autre modèle était la visite de ma famille en RDA avant novembre 1989. Bien trop jeune, que très peu de souvenirs importants me restent de cette visite. Je pense qu'on doit garder une certaine ouverture aux autres idées et modèles de société. La crise financière a bien montré que le modèle occidental actuel a ses limites, peut-être on peut apprendre quelques éléments du modèle cubain.

Bref, les grand préparatifs sont faits : les cartes de tourisme sont là, les billets d'avion sont imprimés, l'hôtel pour les premiers quatre nuits réservé et la voiture pour les 21 jours suivantes aussi (espérons que la voiture sera vraiment disponible !) Ce qui suivra, est incertain. Nous avons prévus de faire une grande boucle sur l'ile en commençant par l'ouest, les détails ne vont qu'être fixés du jour-au-jour.

Par la suite, je vais essayer de vous faire parvenir mes nouvelles ici sur le blog... si je trouve une connexion internet qui fonctionne.

mardi 6 mai 2008

La sortie « pastoralisme » du 3 et 4 mai 2008 – Ce qui s’est passé !

L’internaute alpha ne peut pas forcément savoir de quoi on parle sur ce blog. Éclairons donc un peu la situation :

Dans le cadre des stages photo organisés par Marion Gillet de Terre d’Images – un magasin photo situé à Trets en Provence –, onze personnes se sont déplacées à Saint-Geniez dans les Alpes Provençales. Le but principal : réaliser des photographies avec le soutien technique et esthétique de Marion. Le très sympathique et compétent guide Pierre nous accueillait au centre du village avec du fromage de chèvre, du pain et du vin rouge ! Après ce piquenique intermédiaire le troupeau de photographes se dirigeait sous surveillance du mouton leader à la bergerie de Gilbert pour observer ses 140 brebis dans un environnement splendide. Garni de nombreuses explications sur les troupeaux de moutons, la vie dans la bergerie, la faune et flore, cette fin de matinée terminait sur un piquenique d’herbes… euh… dans les herbes.

La visite des gites faisait enflammer une discussion interminable sur la distribution des lits. Sans résultat définitif, la bande de moutons suit son leader pour une microrandonnée montant la colline. Sur une pelouse à mi-chemin, une partie des moutons – saisi par le confort et l’odeur de l’herbe fraiche – reste sur place pour visiter leurs confrères. Le reste de la bande grimpe quelques mètres plus loin pour observer le splendide panorama avant d’engager la descente pour rejoindre le troupeau de chèvres d’Annie. Dans leurs enclos et assez curieux, les chèvres font office de modèles très patients. À la fin de la journée, l’obligatoire apéritif sur la terrasse du magnifique gite introduit l’excellent repas avec du gigot d’agneau rôti au feu de bois (4 heures de cuisson lente !). Sous influence de quelques verres de vin, d’une poire d’origine douteuse et de génépi, la soirée se termine entre anecdotes et fous rires. Du coup, la distribution des gites devient une facilité.

Après un petit-déjeuner copieux, la bande de photographes rend à nouveau visite à Annie et son troupeau de chèvres. Après avoir immortalisé le petit-déjeuner des chèvres et la sympathique bergère Annie, la bande n’hésite pas à vider les rayons de la fromagerie d’Annie, qui nous révèle tout détail sur les chèvres, leur fromage et le travail de la bergère.

Avec un retard considérable, nous visitions la laiterie de Gilbert. Sous un éclairage magnifique et des centaines d’yeux effrayés, nous réalisons de très belles images d’agneaux et brebis plus âgés.

Séduite par le fromage fraichement obtenu et influencé de l’indéterminable appétit des brebis, notre bande de moutons remonte au gite pour un piquenique sous le soleil, suivi du visionnage de quelques photos choisies de chacun. Satisfait par les critiques constructives et quelques démonstrations de retouche réalisées par Marion, le troupeau se séparait après un long au revoir pour gagner les plaines d’Aix et avoisinantes.

Voilà ! Maintenant vous savez ce qui s’est fait… il est temps de voir des photos.